Récréation :

Multiples générations

Par Sylvie Berthiaume - Reportage à destination

Une autre collection privée de Londres mérite une visite à la fois récréative et admirative. D’abord, pour découvrir le talent de l’artiste Benjamin Pollock, célèbre à la fin du 19e siècle pour ses petits théâtres dont les décors et marionnettes en deux et trois dimensions présentent des milliers de détails.

Ensuite, pour circuler bouche bée, dans l’intérieur coloré de l’édifice historique sis au 1, rue Scala, dans Bloomsbury, devenu au fil des décennies, un musée du jouet : ses pièces contiguës remplies à craquer, en profondeur, hauteur et largeur et ses escaliers colorés aussi étroits qu’obtus dont les murs sont tapissés de cadres-vitrines contenant de plus petits jouets, attirent des visiteurs du monde entier et de toutes générations, grâce à la petite-fille de l’artiste qui a su perpétuer sa mission.

Jouets centenaires et d’avant 1960

La collection de milliers de jouets est composée de spécimens allant des plus simples aux plus sophistiqués, des très populaires aux plus rares, des moins et des mieux conservés, en autant qu’ils aient une valeur historique - surtout de l’époque Victorienne - sociétale ou originale :

jeux de société, poupées, oursons, voitures, camions, bateaux, avions de bois et de métal, chevaux à bascule, soldats jouets, toupies, dominos, poupées gigognes, maisons de poupées, bilboquets, théâtres d’ombres, cartes à jouer, etc.  

Il y a même un jouet datant de 2 000 ans avant J.-C., provenant d’Égypte : une souris de terre cuite, dont la tête et la queue peuvent bouger.

Pour bien apprécier l’ampleur et la valeur de l’ensemble, il faut passer de longues heures à scruter chaque tablette, vitrine et cadre.

Étoiles dans les yeux demeurent encore quelques heures après la visite.

 

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