Par Sylvie Berthiaume - Reportage à destination

Main-d’oeuvre habile, abondante et peu chère, marchés nationaux et internationaux et touristiques inouïs, riches matières premières et créativité en ébullition… le Rajasthan a de quoi faire rêver en fait de bijoux, vêtements et décorations intérieures.

Bleu : sur tables, murs, planchers, etc.

Son nom est consacré : la poterie bleue de Jaipur. Bien que les origines de cette faïence remontent au 14e siècle, elle a fait son chemin en Inde, jusqu’à Jaipur pour y être officiellement adoptée et développée à un très haut niveau de qualité et dans une variété d’usages et de motifs.

Ses particularités sont sa délicatesse et la pureté de sa couleur, du fait qu’elle ne contient pas de terre. Elle est en effet principalement composée de poussière de verre et de quartz. Presque toujours entièrement bleu foncé (presqu’indigo) et parfois bleu pâle, on en voit aujourd’hui quelques spécimens auxquels on a ajouté du jaune et du vert.

Ses motifs peuvent être strictement géométriques, mais aussi représenter des fleurs ou des animaux.

Traditionnellement, le bleu de Jaipur se retrouve sur des tuiles, vases, assiettes et poignées de portes, mais aujourd’hui, on étend la gamme d’articles aux ensembles de salle de bain, ronds de serviettes, crochets décoratifs, bases de lampes, sous-verres, etc.

Difficile de résister à cet achat vraiment typique du Rajasthan. Des célébrités comme les Clinton et Richard Gere ne s’en sont pas privés.

Pierres : au doigt, au poignet, au cou

L’Inde, et sa ville de Jaipur, sont vraiment renommées pour leurs pierres précieuses  - diamant, rubis, saphir, émeraude - et semi-précieuses – au moins 35. On en a la démonstration éloquente lorsque l’on visite le Taj Mahal et autres palais de maharajas dont les murs en sont incrustés.

On peut les acheter telles quelles pour leurs vertus thérapeutiques lorsque portées sur la peau – énergie positive, abondance, paix intérieure, etc. - ou déjà montées sur des bijoux, surtout d’argent, de style indien ou occidental.

Votre guide ou chauffeur connaîtra sûrement les endroits où vous emmener. Si celui-ci vous y amène sans que vous l’ayez demandé, soyez sans crainte, vous pouvez toujours dire au bijoutier dès votre entrée que vous ne voulez pas du tout acheter, et que c’est la découverte et la prise de photos qui vous intéressent.

Pour éviter les fausses pierres, il est conseillé de se rendre dans des bijouteries professionnelles, ce qui ne veut pas dire que les étals dans les marchés ou les boutiques pour  touristes vendent nécessairement du faux, mais il vaut mieux être prudent.

Soie et dorure : de la tête aux pieds

Quelle merveille de voir dans toutes les boutiques de tissus, une dizaine de femmes assises par terre sur de beaux tapis, en train d’examiner les mètres de tissus qui survolent leurs têtes et qui circulent entre elles, lorsque déployés par les boutiquiers.

Et cela devient encore plus merveilleux quand on les voit déambuler avec leurs saris hyper-colorés savamment enroulés autour d’elles et décorés de rubans dorés.

La légèreté des tissus et leurs combinaisons à l’infini multiplient l’état de grâce qu’elles ont à les porter, et le nôtre à les regarder.

Miniatures, les peintures

Au Rajasthan, il existe une longue tradition de peinture miniature sur papier ou sur soie. On peut les acheter déjà peintes ou d’artistes les exécutant devant nous, en boutique sur rue ou dans celles des palais visités. Les prix sont vraiment à comparer et négocier, en vérifiant à différents endroits.

Batiks et broderie : comme un volcan en éruption

Empilées, étalées, suspendues, les pièces indiennes aux motifs tissés, imprimés au tampon ou sertis de miroirs et autres paillettes, sont omniprésentes.

C’est vrai partout en Inde, mais à Pushkar, on s’enthousiasme aussi pour les sacs de style patchwork appelés Banjara Bags.

Bien difficile de faire un choix, sans passer des heures à observer des dizaines de pièces.

Une expérience haute en couleurs dans la rue, mais aussi parfois dans l’ambiance feutrée d’un deuxième étage de boutique, immense, où les vendeurs déploient devant vous des dizaines de couvre-lits, ou même de grands foulards de soie commandés par les créateurs de luxe européens.

Là aussi, il faut bien dire en entrant que l’on ne veut pas acheter, sinon ils vous garderont captifs durant des heures… et bien sûr, vous ressortirez certainement avec un sac ou avec un bon de livraison international.

 

Vaut mieux calculer l’espace requis dans la valise et son poids, avant de reprendre l’avion, sinon les frais de surpoids peuvent être… piquants, à l’instar de la bouffe indienne.

 

Confection :

À profusion

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